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> Angleterre : l'artiste Heath Rosselli nous fait partager son regard

L'artiste peintre Heath Rosselli nous fait partager son regard

Comment j’en suis venue à peindre Evelyn

« Je n’avais pas l’intention de peindre Evelyn – c’est arrivé par accident !
Cet aspect de mon art a commencé il y a treize ans, quand ma nouvelle voisine - Evelyn - et moi-même partagions une bouteille de vin un soir, peu après qu’elle ait aménagé. Elle était en train de me raconter à quel point elle était agacée par la « pitié » dont les gens faisaient preuve vis-à-vis d’elle, l’imaginant beaucoup plus abîmée qu’elle ne le pensait.

Elle voulait faire une action publique pour montrer au monde qu’elle était bien dans sa peau comme cela, qu’elle était heureuse dans son couple, et qu’elle réussissait dans la vie. Cela semblait aussi une bonne façon de fêter sa cinquième année de rémission. C’est ainsi que j’ai fait son portrait et l’ai présenté au concours de BP Award de la National Portrait Gallery, où il a retenu l’attention des médias.

Tout à coup, il était dans tous les journaux, à un point qu’on aurait pas pu imaginer, et Evelyn a reçu des centaines de lettres de femmes qui, elles-mêmes avaient eu une mastectomie, la félicitant et la remerciant d’être leur porte-parole. On pourrait dire qu’Evelyn a rendu un grand service aux femmes.

A partir de ce moment-là, le tableau a été exposé dans des hôpitaux, quelques conférences, portant son message autour du monde. (…)

Le message du portrait d’Evelyn est la victoire triomphale sur le cancer du sein. Cette toile montre une belle femme qui a accepté sa nouvelle image avec un seul sein. Il attire aussi l’attention sur l’étroitesse et la superficialité des limites induites par la société moderne.
Mon objectif est de remettre en cause les préjugés courants, alimentés par certains médias, des journaux people et quelques revues. (…)

A fur et à mesure que je peignais Evelyn, j’oubliais plus ou moins sa mastectomie. (…) Je devais faire un vrai effort pour m’en souvenir et la représenter. J’ai trouvé la beauté d’Evelyn dans son visage : une expression, une lumière dans son regard, sa force, son côté très positif, son sens de l’humour et son intelligence, qui font d’elle la belle femme qu’elle est indubitablement. (…)

Je voudrais montrer une femme bien dans sa peau et joyeuse, une femme aimée et chérie telle qu’elle est. (…) Je tente de dire que la vraie définition de la beauté (...) est quelque chose qui vient de l’intérieur. (…) Elle tient à la nature de l’être, les traits physiques et la façon dont ils apparaissent ne déterminent ni la vraie beauté ni la séduction. (…) L’art visuel est un merveilleux moyen de s’adresser aux gens.

Personnellement, c’est ma « raison d’être » en tant qu’artiste; c’est un moyen d’exprimer ce qui me passionne. Je crois qu’il y a trois langages de communication en dehors de la langue parlée : l’art visuel, la musique, et la poésie. Je pense que l’Art touche des parties de notre âme de façon plus immédiate que les mots écrits. (…)

En tant qu’artistes, nous avons le pouvoir de faire des actions publiques qui peuvent peut-être changer les attitudes erronées que l’on constate chaque jour. Par exemple, je crois que si les gens étaient confrontés, dès leur petite enfance, à la différence, ils pourraient échapper à cette obsession de la « normalité ou la perfection » comme seule et unique façon de voir le monde.

C’est tellement facile pour les esprits impressionnables de croire qu’il y a une « norme » et que nous devons avoir la perfection comme ultime objectif. La symétrie parfaite ne signifie pas la beauté. La normalité n’existe pas. Nous sommes tous différents et on devrait reconnaître et fêter nos différences, elles nous font ce que l’on est, et c’est ce qui constitue la richesse et la diversité de la vie.»

> Dubai : Mannequin torse nu : l’espoir d’un magasin de sensibiliser au cancer du sein

Tala al Ramahi, Journal, « The National » 28 octobre 2008

Il y a quelques années, Cheryl Mason et Jan Curtis n'auraient jamais osé laisser les mannequins de leur magasin de maillots de bain habillés uniquement en bikini. Pourtant, en ce moment, dans leur magasin « Bare Essentials » au Centre Jumeirah, il y a un mannequin qui non seulement n’est pas assez habillé, mais qui est torse nu – avec juste un seul sein.
Le mannequin, qui fait partie des actions de la Campagne nationale pour la sensibilisation au cancer du sein, restera là jusqu'à la fin de novembre.

L’idée de cette campagne de presse vient du bureau Memac Ogilvy de Dubaï, une agence de publicité et de relations publiques.

Madame Mason et Madame Curtis voulaient mettre au grand jour le problème du cancer du sein. Elles ont mis des affiches dans les cabines d'essayage et ont accroché à tous les vêtements du magasin une brochure expliquant comment les femmes peuvent s'auto-examiner les seins.
« C'est normal de promouvoir la sensibilisation dans des magasins de ce type » a dit Madame Curtis, «parce qu'ici les femmes essayent des maillots de bain et des soutien- gorge, chose qui est liée à la thématique du cancer du cancer du sein.»

Le mannequin n'a pas été mis en vitrine pour ne pas choquer les passants. Madame Mason a dit que la réaction des clientes a été très positive. « On s'inquiétait de la réaction de la direction qui aurait pu contester l'exposition du mannequin, mais nous n'avons pas reçu de plaintes ».
Madame Curtis est très fière d'être le seul magasin à participer à cette campagne, « Mais c'est aussi dommage qu'il n'y ait pas assez de sensibilisation dans les magasins de lingerie et de maillots de bain. »
 
Lien : http://www.thenational.ae/article/20081028/NATIONAL/775413026

> Suisse : une jeune valaisanne Amazone, Eve-Eléonore Chappex, témoigne

Jérome Henry, photographe

Moins frileux que la presse française, le quotidien valaisan "24 heures" publie un beau témoignage accompagné de photographies de grande qualité.
 

> Canada : exposition de photographies de personnes touchées par le cancer

Ces photographies, publiées dans le journal Toronto Star, font partie de l'exposition "Cancer Connections", dont le but est de mieux sensibiliser aux risques du cancer.

L'exposition a ouvert ses portes à Toronto en mai 2008, avant de se déplacer à Charlottestown en juin et à Montréal en septembre 2008.
Durant les deux prochaines années elle continuera à grandir pendant qu'elle traverse le Canada.

L'exposition a été organisée par PhotoSensitive, un collectif de photographes à but non lucratif dont le co-fondateur est Drew Stawicki, en partenariat avec la Canadian Cancer Society.
  

> Etats-Unis : le patient fait ses propres choix de traitements

Dani Grady, co-fondatrice de l'association Cancer Survivorship : San Diego! témoigne :

« Comme en France, l'incidence globale du cancer du sein aux Etats-Unis est de 1 femme sur 8. Près de 190 000 femmes seront diagnostiquées et 42 000 mourront.
Depuis mon diagnostic de cancer du sein, il y a vingt ans, beaucoup de progrès ont été faits dans le dépistage précoce, les traitements ainsi que dans la perception de la maladie par le public. Par contre, ce qui n’a pas changé, c’est le fait qu'une femme se trouve encore face au grand combat de sa vie. Elle doit, très rapidement, faire des choix de traitements qui incluent chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. En même temps, l'annonce d'un diagnostic de cancer du sein peut créer un bouleversement de l’image de soi chez une femme, c’est en fait très souvent le cas.

Reconstruction ou non ? Un choix ni facile, ni simple

Beaucoup d'éléments influencent le choix d'une femme par rapport aux possibilités chirurgicales. La décision est certainement difficile entre une chirurgie conservatrice, une mastectomie (ablation du sein NDT) et une reconstruction du sein.
Même quand la mastectomie n'est pas une obligation médicale, elle reste une option possible. La reconstruction du sein est généralement aussi une option, mais ce choix n'est pas non plus ni facile, ni simple. Le but du chirurgien plasticien est de recréer l'apparence approximative d'un sein « habillé ». Mais la chirurgie ne remplacera jamais le sein originel et il reste toujours la possibilité d’importantes complications et d’effets secondaires, comme par exemple la douleur, l'infection, des interventions chirurgicales multiples et le risque de masquer une récidive dont la détection est devenue beaucoup plus difficile.
Le taux de mastectomies chez les femmes qui ont un cancer du sein localisé est de 28% en France, de 37% en Belgique et de 51% aux Etats-Unis.
Aux Etats-Unis, le taux de femmes qui choisissent une reconstruction est inférieur à 1 sur 5, et est en France 1 sur 10. Depuis 1999, les assurances sont légalement obligées de prendre en charge le coût d'une reconstruction, mais cela n’a pas été suivi d’une augmentation importante du nombre de femmes qui choisissent la reconstruction. Aux Etats-Unis, le taux de satisfaction globale chez les femmes qui ont eu une mastectomie et une reconstruction est plus bas que chez les femmes qui ont eu une mastectomie seule. Aussi contradictoire que cela puisse paraître, ceci reflète le fait que la chirurgie plastique n'est pas un remède total pour tous les défis auxquels le corps et l'image de soi sont confrontés lors d’un cancer du sein.

Le combat pour la vie renforce l’estime de soi

Dans mon propre cas, mes médecins m'ont fortement conseillé d'attendre deux ans avant de faire une reconstruction, à cause de la forte probabilité de récidive de mon cancer. Au début, l'attente de la possibilité d’être « entière » à nouveau m’a semblé une éternité. Pourtant, pendant cette période je me suis lentement adaptée à mon nouveau corps et je me suis rendue compte que ma qualité de vie n'avait pas été diminuée par la chirurgie. La force que j'ai acquise en me battant pour ma vie s'est traduite en une meilleure estime de moi. En fait, j'ai découvert que j'étais vivante, vraiment vivante. Quelques années plus tard, je suis tombée amoureuse et me suis mariée avec mon merveilleux mari : un de ses nombreux traits de caractère est son goût pour l’asymétrie, dans l'art aussi bien que chez sa femme.

La « communauté-cancer » fait respecter le choix personnel des patients

Au cours de mon travail lié à la « cancer community » depuis de nombreuses années, j'ai appris que quel que soit le choix de traitement que vous avez fait, c’est le meilleur pour vous. Vous le choisissez en connaissance de cause, vous l'assumez, vous allez de l'avant et ne regardez pas en arrière.
Récemment, aux Etats-Unis, le corps médical a fait un grand effort en essayant de respecter le choix des patients. Le respect du monde médical et du public à l’égard du point de vue du patient est le résultat de l’élargissement considérable du mouvement de défense du patient aux Etats-Unis au cours des vingt dernières années. Les défenseurs du patient ont contribué à renforcer l'estime de soi chez les malades atteints d'un cancer. Pendant les vingt ans qui ont suivi le début de ce mouvement, et durant toute mon expérience d’aide aux personnes récemment diagnostiquées d'un cancer, je n'ai jamais rencontré un seul cas de patiente ayant été critiquée pour sa décision de faire ou non une reconstruction.

Le cancer est votre propre cheminement individuel et doit être respecté comme tel. La façon de se battre que vous avez choisie doit être respectée comme votre propre voyage intérieur. Après tout, c'est votre vie. »

> En Chine, des femmes posent nues pour lutter contre le cancer du sein

le 20/11/2007 à 11h04 par Frédérique Zingaro et Mathilde Bonnassieux sur le site "Aujourd'hui la Chine"

En Chine, des stars s’affichent nues pour la campagne « Ruban rose » contre les cancers du sein. Un fléau qui frappe de plus en plus de jeunes femmes, comme Zhao Chen Guang qui a aussi pris la pose.
 
Lien : http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=4902




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